04 mars 2009

Revolutionary Road

Les_Noces_Rebelles_1

 


Tiré du roman de Richard Yates, Revolutionary Road...


Un excellent film, très vrai, à la fois franc et droit, qui ne se voile pas la face.
Un puissant panorama de toute la complexité de la relation de couple, l'intensité avec laquelle elle peut être vivifiante ou mortifère. Et la rapidité et la facilité avec laquelle on peut basculer d'un côté ou de l'autre, grâce aux efforts qu'on fait, ou malgré eux.
Leonardo DiCaprio et Kate Winslet ont tous deux compris l'enjeu de ce film, comme le montrent leurs paroles. C'est peut-être ce qui leur a permis de créer une telle intensité d'émotion entre leurs deux personnages.

Leonardo DiCaprio : La dynamique entre Frank et April est si puissante et réaliste que l'on a l'impression de regarder par le trou de la serrure et d'assister à l'effondrement d'une relation intime. (...) Mais on voit aussi combien les personnages s'aiment et combien chacun nourrit l'autre par son énergie, jusqu'à ce que les réalités de la vie viennent s'insinuer entre eux. C'est réellement un portrait psychologique complet d'une relation."
Kate Winslet, quant à elle, est littéralement "tombée amoureuse de l'honnêteté et de l'intégrité de cette histoire et de sa formidable façon d'aborder la réalité du mariage. Elle est pleine de personnages qui, tous, s'efforcent de découvrir qui ils sont vraiment et comment être celui ou celle qu'ils voudraient être."

Source image et propos des acteurs Allociné


Ce que j'y ai vu, c'est aussi l'authenticité de la relation de couple, la réalité du mariage. Mais aussi une chose à laquelle je tâche toujours de rester fidèle : toujours assumer pleinement ce qu'on fait. Prendre sa décision en toute conscience - autant que possible, et, une fois celle-ci prise, s'y engager jusqu'au bout. Ou bien, si l'on doute trop, ne rien faire. Mais ne jamais rester dans un entre-deux... dans une situation dont on sait qu'elle n'est qu'un pis-aller.
C'est en cela que je me sens plus proche du personnage d'April Wheeler que de celui de Frank. Mais le spectateur partage les craintes et la réticence de l'un tout aussi bien que la volonté de changement radical de l'autre, et ne peut que les comprendre tous deux. Ce qui permet à Sam Mendes de rendre sensible le déchirement qui nous traverse tous, lorsqu'il faut choisir entre résignation à la routine et volonté de changement.

Mais que dit l'auteur sur son histoire, qui est d'abord un roman ? On en a un aperçu sur la version anglaise de Wikipedia :

When DeWitt Henry and Geoffrey Clark interviewed Yates for the winter 1972 issue of Ploughshares, Yates detailed the title's subtext:

"I think I meant it more as an indictment of American life in the 1950s. Because during the Fifties there was a general lust for conformity all over this country, by no means only in the suburbs — a kind of blind, desperate clinging to safety and security at any price, as exemplified politically in the Eisenhower administration and the Joe McCarthy witchunts. Anyway, a great many Americans were deeply disturbed by all that — felt it to be an outright betrayal of our best and bravest revolutionary spirit — and that was the spirit I tried to embody in the character of April Wheeler. I meant the title to suggest that the revolutionary road of 1776 had come to something very much like a dead end in the Fifties."

 

Posté par Fantomiald à 23:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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